Mois : avril 2019

L’intelligence artificielle d’un point de vue médical et informatique

L’Intelligence Artificielle dans le secteur médical

L’Intelligence Artificielle pourrait aussi être d’une grande aide dans le domaine médical et aiderait à l’amélioration des performances en matière de santé.  C’est d’ailleurs déjà une réalité dans certains pays d’Afrique. En fait, certaines régions d’Afrique ont déjà commencé à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs systèmes de santé. Le Rwanda est un des pays les plus en vue dans ce domaine et se démarque d’ailleurs avec le premier réseau national de distribution de drones au monde pour l’assistance médicale, qui est utilisé pour distribuer du sang aux patients dans des régions isolées.

Dans des pays comme le Maroc, le Cameroun ou l’Afrique du Sud, la technologie SophiA est utilisée afin  de permettre aux hôpitaux d’analyser des données génomiques afin d’identifier les mutations causant des maladies dans les profils génomiques des patients et de décider des soins les plus efficaces.

Des technologies comme celle-ci renforcent l’efficacité des soins de santé, en libérant les médecins pour traiter ceux qui ont réellement besoin de soins en personne et en fournissant un accès accru à tous. Dans de tels cas, l’intelligence artificielle peut en définitive aider à surmonter le manque d’infrastructure physique.

L’Intelligence Artificielle et le développement de logiciels

Du support client au développement logiciel, l’intelligence artificielle a ses utilisations. Pour commencer, l’IA est un moyen efficace de résoudre les problèmes fondamentaux, ce qui en fait un outil de support client utile dans la gestion des services informatiques.

L’Intelligence Artificielle peut également aider les ingénieurs en logiciel à développer de nouveaux produits. De l’exécution de tests plus rapide qu’un ingénieur à la résolution de problèmes basée sur le raisonnement prédictif, l’IA devient rapidement un outil essentiel dans le développement de logiciels.

L’intelligence artificielle est également extrêmement utile pour analyser les données stockées dans des outils de stockage en nuage et les utiliser pour créer des avantages pour tous, des ingénieurs en logiciel aux propriétaires d’entreprise.

Il n’est pas exagéré de dire que l’Intelligence Artificielle a trouvé une utilisation dans tous les secteurs. Qu’il s’agisse de tâches simples, telles que suggérer des produits ou fournir un service client de base, ou de mesures complexes, telles que l’exécution de tests de logiciels et la réalisation de procédures de résolution de problèmes complexes pour des secteurs tels que le recouvrement de créances, l’Intelligence Artificielle a trouvé sa place dans notre monde.

Les économies entrent dans une période au cours de laquelle l’Intelligence Artificielle a le potentiel de dépasser les limitations physiques et d’ouvrir de nouvelles sources de valeur et de croissance. L’Intelligence Artificielle est là et est bien parti pour rester.

Comment l’intelligence artificielle change le monde des affaires et comment l’Afrique peut en profiter ?

Ce n’est plus une nouvelle que l’Intelligence Artificielle (IA) sera l’un des moteurs de la quatrième révolution industrielle, avec des retombées économiques mondiales. Selon Gartner l’Intelligence Artificielle devrait également créer 2,3 millions de nouveaux emplois d’ici 2020.

L’intelligence artificielle permet de mettre l’automatisation et l’analyse au cœur de l’entreprise afin de briser les cloisonnements et de créer des processus plus agiles et adaptatifs, d’améliorer la prise de décision et de donner aux entreprises les moyens d’identifier et de saisir les toutes nouvelles opportunités.

Cependant, si nous examinons les révolutions précédentes, l’histoire nous montre que ces révolutions ont toujours été accompagnées d’une phase de transition qui apporte son lot de nouveaux emplois rendant d’autres plus obsolètes.

Cela signifie que nous devons tous prendre des mesures maintenant pour préparer l’IA à l’avenir. Dans cet article, nous allons voir comment l’intelligence artificielle change le monde des affaires et comment l’Afrique peut en profiter ?

L’Intelligence Artificielle et le secteur du commerce

L’intelligence artificielle est-elle un must have dans le secteur du commerce en ligne? Une question qui mérite d’être posée au vu des nombreuses plateformes de vente en ligne qui ont déjà intégré cette technologie. Des sites comme Amazon ou Apple par exemple, vous propose ce type d’expérience. Ainsi,  si vous achetez un article sur Amazon, il vous est quasi-instantanément proposé un accessoire qui pourra accompagner votre achat premier. Par exemple, si vous achetez une paire de chaussure de sport, ne soyez pas étonné de voir des recommandations pour acheter des vêtements de sport par le biais d’un message, qui peut ressembler à “les clients qui achètent ces chaussures adorent aussi ces pantalons”.

Outre l’aspect service client, l’intelligence artificielle peut être utilisée de différentes manières en fonction de votre niveau de confort et de vos objectifs. Pour les entreprises du continent, l’IA peut une bonne opportunité pour :

  • améliorer les recommandations des clients avec des articles fréquemment achetés ensemble ou achetés comme alternative;
  • automatiser votre expérience de service client via les chatbots pour fournir plus d’informations à votre équipe commerciale;
  • envoyer des e-mails et des réponses d’engagement automatisés, basés sur les interactions et les informations des clients;
  • avoir une meilleure connaissance de vos clients.

Aujourd’hui, la plupart des magasins de vente au détail en ligne proposent désormais une intelligence artificielle qui permet de suivre et d’évaluer vos habitudes d’achat afin de vous recommander de nouveaux articles.

L’Intelligence Artificielle dans le secteur financier

L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique peuvent traiter une énorme quantité d’informations sur les clients. Ces données et informations sont comparées et aboutissent aux services / produits appropriés souhaités par les clients.

L’Intelligence Artificielle peut aider à protéger la sécurité financière des entreprises. Il permet d’améliorer le service client grâce à l’automatisation, facilite la prise de décision précise et point important, limite les risques liés aux problèmes de sécurité, grâce à sa capacité de détections de fraude et gestion des réclamations.

Il existe de nombreux programmes d’intelligence artificielle pour le secteur financier. Les programmes d’intelligence artificielle tels qu’Ayasdi peuvent prendre d’énormes quantités de données, découvrir des divergences et prévoir à quel moment les contrecoups financiers surviendront.

Les programmes d’intelligence artificielle sont intéressants pour fournir une analyse prédictive dans les services financiers et sont déjà utilisés dans de nombreuses institutions financières sur le continent. Ils permettront d’accroître les compétences, de réduire les coûts et d’améliorer l’expérience client.

Digitalisation du secteur public : 3 enjeux de la E-administration

La transformation digitale nécessite la mise à jour ou le renouvellement des modifications des processus et des systèmes informatiques. Chose qu’il est plus difficile de faire dans le secteur public que dans le secteur privé. Cela pour plusieurs raisons, dont celle liée au maintien d’une continuité stratégique même lorsque les administrations politiques changent.

La digitalisation du secteur public est pourtant un des enjeux phares de la digitalisation sur le continent. Les usagers sont impatients et s’attendent à une intégration de la technologie au sein de l’administration. Une attente qui s’articule très souvent autour de la dématérialisation des process, des documents, des données et des échanges, afin de faciliter les relations entre les eux (usagers) et l’administration. Il souhaite une e-administration. L’Administration électronique ou E-Administration désigne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les administrations publiques visant à rendre les services publics plus accessibles à leurs usagers et à améliorer leur fonctionnement interne.

Dans un contexte socio-économique en plein changement, les TIC sont devenues, plus que jamais, les leviers proclamés d’une transformation profonde du fonctionnement des services de l’Etat. La digitalisation du secteur public doit être plus qu’une simple évolution technologique. Elle doit apporter plus de transparence et simplifier la relation avec les opérateurs économiques et autres parties prenantes. Autant de bons points qui amènent à creuser plus loin et comprendre les enjeux liés à la digitalisation de ce secteur.

Simplifier les démarches administratives grâce à la dématérialisation

Selon Philippe VRIGNAUD, Directeur de projet chez Direction interministérielle du numérique et du SI de l’Etat (DINSIC), “La dématérialisation au sens large (concernant bien entendu la numérisation des documents mais aussi et surtout la relation usager ou les processus métier) doit aller vers une simplification de la vie de l’usager et plus d’efficience pour l’Etat”.

Que ce soit pour un marché public ou un simple document administratif destiné à un usager, la dématérialisation doit faciliter le partage et permettre de gagner du temps. Au niveau de l’administration en lui même un des enjeux serait de rendre les documents plus collaboratifs et accessibles.

La simplification des démarches administratives est donc un des enjeux que peut régler la dématérialisation, que ce soit dans le cadre des marchés publics ou d’un simple document administratif destiné à un usager, la dématérialisation facilite le partage.

Rendre les documents collaboratifs et réduire le temps de recherche d’informations

Autre enjeu de la E-administration, c’est la possibilité de rendre les documents plus collaboratifs pour les différentes démembrements de l’administration. En effet, la E-administration devrait permettre aux administrés de disposer de leurs documents administratifs même en cas de changement de localisation ou de perte accidentelle. La procédure serait plus rapide grâce à une plus grande transversalité entre les administrations notamment en mettant en place des architectures permettant une collaboration inter-services.

Une manière de répondre aux attentes des administrés pour des communications omnicanales, mobiles, quasi instantanées, procurer une expérience utilisateur (aussi bien pour les agents que pour les administrés) et garantir une conformité à un contexte légal et réglementaire toujours plus strict notamment en termes de confiance numérique. Des processus qui permettrait à l’administration de réduire la complexité des procédures mais aussi les délais de réponse.
Au Sénégal, l’ADIE a déjà pensé à ces solutions pour l’Etat avec la mise en place d’un portail collaboratif nommé CPS (Collaborative Portal Server) basé sur les logiciels libres, et qui offre un outil de productivité et d’efficacité pour tous les pouvoirs publics. Un espace collaboratif qui  devra faciliter le partage des données.

Réduire les coûts de l’administration

La digitalisation du secteur public permettrait d’abaisser les coûts de l’administration, grâce déjà à une utilisation moindre du papier. La numérisation fait évoluer l’administration vers une dimension de plateforme, sur laquelle les citoyens et les services publics interagissent. On utiliserait ainsi moins de papier pour le plus grand bonheur des écologistes mais aussi aussi de l’Etat. Certes, le retour sur investissement de la E-administration peut s’avérer difficilement quantifiable. Mais cela ne devrait pas entraver la marche vers la dématérialisation car, cette transformation en plus de collecter des données en nombre et à les exploiter pour offrir de nouveaux services aux utilisateurs.

La e-administration est désormais plus qu’un concept, il s’agit d’une réalité pour les Etats. Il existe d’ailleurs des classements internationaux d’e-administration parmi lesquels lindice de développement de l’administration en ligne qui, présente l’état de développement des États membres des Nations Unies.

Pour que les nouvelles technologies conduisent à plus d’efficacité, il est nécessaire que le changement ne soit pas que technologique. Ce changement doit également inclure une dimension organisationnelle, mais aussi humaine pour une grande transparence dans l’utilisation des TICS aussi bien par les populations que par les services publics de même que les entreprises.

La transformation numérique sera t-elle le propulseur de la croissance dans les marchés émergents ?

Dans les pays développés, le numérique contribue à stimuler la productivité et la compétitivité économique. La croissance économique a été accélérée par l’introduction de nouveaux services et produits issus de la transformation numérique. Des industries telles que le transport ou l’hôtellerie se retrouve bouleversées par l’avènement d’un nouveau modèle économique. Le secteur bancaire est aussi un de ceux qui ressent les innovations digitales avec l’introduction du mobile money en 2007 avec la solution M-Pesa numérique. En plus de contribuer à la transformation des industries, la transformation numérique ne serait elle pas un moyen idéal de renforcer les compétences grâce aux formations à distance mais aussi de favoriser l’égalité des genres? Un combat qui est d’ailleurs porté par les différents regroupements de femmes entrepreneurs et des initiatives telles que le WIC (Women’s Investment Club).

Mais la digitalisation apporte également son lot de craintes en terme de régularisation, d’emploi qui risque de disparaître. Avec autant de questions, on est en droit de se poser la question : la transformation numérique sera t-elle le propulseur de la croissance dans les marchés émergents?

Les opportunités business de la transformation numérique pour les marchés émergents

La révolution numérique en Afrique offre de nombreux avantages. Il permet en outre l’émergence de nouveaux opérateurs sur le marché pour le développement des différentes technologies et infrastructure. Cela découle sur des opportunités de collaborations comme celle conclue entre les opérateurs Orange et MTN pour la création d’une société commune du nom de Mowali. Une société qui permettra l’interopérabilité des paiements sur l’ensemble du continent.

Car, le mobile money est un des secteurs à fort enjeux en Afrique. Né au kenya avec M-Pesa, le mobile money s’est répandu sur le reste du continent. Aujourd’hui son dynamisme en Afrique de l’Ouest s’est traduit par l’ouverture de 104,5 millions de comptes de mobile en 2017 pour une valeur de transactions de 5,3 milliards de dollars US.
Une opportunité pour l’inclusion financière des populations dans un continent où le taux de bancarisation est des plus faibles, mais aussi pour la réduction du chômage chez les jeunes et l’égalité des genres.

Un moyen de favoriser l’emploi des jeune et l’égalité des genres

Le numérique à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC) est considéré comme un secteur important pour la création d’emplois et le développement économique, en particulier dans les pays en développement confrontés à des problèmes de croissance et de chômage. Selon le rapport 2017 sur la compétitivité en Afrique, “Si les politiques actuelles en matière d’emplois restent inchangées, moins du quart des 450 millions de nouveaux emplois nécessaires au cours des 20 prochaines années seront créés”. Le numérique apporte donc une réponse favorisant la création d’entreprise et d’emploi.
Se posera cependant le problème de la formation. Un problème auquel les écosystèmes tentent de répondre en s’organisant pour structurer le marché du numérique et permettre à cette génération d’entrepreneurs de combler leurs lacunes en compétences mais aussi les accompagner dans leur recherches de financement. On note de nombreux incubateurs et autres structures d’accompagnement qui se mettent en place pour accompagner les acteurs. Les hackathons et autres programmes d’open innovation sont également de plus en plus fréquents sur le continent.

Que ce soit le secteur public comme le privé, les organisations ont compris l’importance de la transformation numérique pour s’adapter et rester compétitives

Des investissements consentis pour développer les infrastructures numériques

Plusieurs initiatives de grande envergure ont pour but de développer les infrastructures numériques en Afrique. Preuve que les gouvernements sont conscients du potentiel du digital sur la croissance économique. Des plans nationaux orientés numérique sont mis en place dans des pays comme le Sénégal avec la stratégie « Sénégal numérique 2025 » partie intégrante du Plan Sénégal Emergent. La Tunisie et le Cameroun se démarque également avec respectivement ”Plan National Stratégique « Tunisie Digitale 2020” et Plan stratégique Cameroun numérique à l’horizon 2020. Une liste non exhaustive qui démontre la volonté des Etats de mettre en place des politiques inclusives, cohérentes et bien coordonnées, impliquant toutes les parties prenantes gouvernement, entreprises et partenaires de développement.

Une étape bien franchie par plusieurs nations anglophones au sein du continent.  On pense notamment à l’Afrique du Sud, au Kenya, au Nigéria ou encore le Rwanda qui deviennent de véritable hubs d’innovations et de recherche.

En 2018 par exemple, le rapport GSMA sur l’économie numérique africaine nous apprenait que les technologies mobiles ont contribué à hauteur de 7,1% du PIB de l’Afrique subsaharienne. Cela équivaut à 110 milliards de dollars. Au Nigéria pour la même période, le secteur des Télécommunications contribuaient à 8,87% du PIB.

A notre question de départ à savoir si la transformation numérique sera le propulseur de la croissance dans les marchés émergents, la réponse semble être oui. Le numérique promeut l’émergence de nouveaux métiers et les formations les plus poussées sont désormais disponibles sur internet. La volonté des Etats à intégrer la numérisation dans leurs différents programme de développement montre l’attente portée envers la transformation numérique et ses effets positifs attendus dans le développement des marchés émergents.

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