Mois : septembre 2021

Quels enjeux pour l’intelligence artificielle en Afrique ?

Homme noir travaillant dans un environnement virtuel

L’ Afrique, un continent engagé dans une « folle » course contre la montre pour le développement. Ici, tout est priorité ! De l’éducation à l’urbanisation, en passant par la santé, l’agriculture…. Cela fait sans nul doute qu’ici, l’intelligence artificielle a de beaux jours devant elle. Plusieurs enjeux pour être concret.

S’agissant de l’environnement, le continent noir fait face à plusieurs défis. C’est pourquoi, il a sans conteste besoin d’un levier comme l’intelligence artificielle (IA) pour accélérer son développement conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) et aux Objectifs de Développement Durable de l’ONU. 

D’où l’urgence d’initier une plateforme de réduction des risques de catastrophe. Celle-ci doit être fondée sur la coopération internationale et l’exploration de données à grande échelle. 

Cela a abouti à la création du Service de développement des connaissances sur la réduction des risques de catastrophe, sous l’égide du Centre international de connaissances pour les sciences de l’ingénieur et la technologie en partenariat avec l’UNESCO en Chine. Ledit service met au point des normes mondiales de métadonnées sur les catastrophes, des bases de données thématiques sur les tremblements de terre, les inondations, la sécheresse, le gel, etc., des bases de données historiques sur les cartes des catastrophes, des bases de connaissances comprenant des spécialistes des catastrophes, des événements catastrophiques, des documents sur les catastrophes, des institutions chargées des catastrophes, etc.

L’autre enjeu de l’IA en Afrique demeure son appropriation par les Africains. Si ces derniers ne contribuent pas à l’essor de ces technologies, elles seront biaisées et auront de mauvaises répercussions sur eux, une fois mises en œuvre. Ainsi, il convient de former une main d’œuvre qui formulera et mettra en œuvre ces solutions d’IA.

Certes, le développement de l’intelligence artificielle est encore à ses prémices sur notre continent, mais il n’en demeure pas moins que l’Afrique a aujourd’hui la possibilité de penser un modèle humain adapté aux défis de demain et cohérent avec les aspirations de ses citoyens.

C’est autant dire que l’Afrique a la possibilité de construire son propre modèle d’intelligence artificielle qui pourrait notamment renforcer les capacités des citoyens, lutter contre les disparités, promouvoir l’égalité des chances et du genre.

Pour ce faire, il sera essentiel de soutenir et encadrer les initiatives privées en Afrique, et parallèlement d’encourager et d’apporter le soutien nécessaire aux initiatives de la société civile.

Dans cette optique, un partenariat public-privé pour booster l’IA sera le bienvenu. Ce qui fera que le secteur public adoptera l’intelligence artificielle pour soutenir la croissance et la compétitivité nationales, favoriser l’engagement et la satisfaction des citoyens tout en préparant la main-d’œuvre aux emplois de demain. 

Cependant, l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans l’analyse de données massives pour créer des modèles et anticiper les réponses, nécessite un accès transparent aux données, dans la manière dont elles seront utilisées, stockées, sécurisées et contrôlées. 

Aussi, il faut former la société pour mieux comprendre l’IA qui s’impose de nos jours comme l’un des principaux acteurs du développement d’un pays. Cela est d’autant plus nécessaire que l’impact économique mondial de l’IA est d’environ 16 milliards de dollars, générant environ 2,3 millions d’emplois.

Etant un phénomène multidimensionnel, multicouche et complexe, l’IA nécessite le développement des systèmes intégrés d’intelligence artificielle et de gouvernance Internet.  Aujourd’hui, le débat transcende le seul domaine technologique ; il touche d’autres domaines du savoir, comme les sciences sociales, les sciences naturelles, la philosophie, l’éthique, l’économie, etc. 

L’IA intègre un écosystème complet reposant sur des technologies Internet. Par conséquent, un modèle multipartite de gouvernance d’Internet qui apporte cohésion, innovation, transparence et efficacité à cet écosystème est essentiel pour favoriser le développement d’Internet, des applications d’IA et de l’industrie connexe. 

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L’humain au cœur de l’intelligence artificielle

Homme au coeur de l'Intelligence Artificielle

 

Malgré ses importants avantages pour diverses activités humaines, l’intelligence artificielle (IA) est considérée aussi comme un nouvel ennemi de l’homme qu’elle est capable de détruire en une fraction de secondes. Quoique développée, l’IA ne pourra jamais entièrement remplacer l’homme dans certaines activités.

Un constat s’impose aujourd’hui ! Les avis sont unanimes ! L’intelligence artificielle (IA) nourrit bon nombre de fantasmes, mais elle peine à coller à la réalité parce que jusque-là, ce qui convainc les scientifiques n’est que l’apprentissage automatique. Or, celui-ci est une toute petite partie de ce qui composera l’IA de demain. 

Avec cette technologie, les systèmes d’apprentissage deviennent remarquables et permettent de réaliser des prouesses qu’on considérait comme irréalisables. A titre d’exemples, nous pouvons citer le fait de traduire automatiquement et correctement des langues, de reconnaître la parole, ou de lire des images médicales.

Dans d’autres domaines, l’apprentissage automatique a pris le pas sur l’humain. C’est le cas du jeu de go. S’il faut beaucoup d’intelligence à un humain pour y jouer, le logiciel AlphaGo Zero, réalisé par DeepMind, filiale de Google spécialisée dans l’IA, a démontré au grand public que nous pouvions augmenter notre niveau non pas en boostant notre intelligence mais en apprenant à partir de millions de parties contre soi-même. La mémoire, la déduction, l’anticipation, l’auto-apprentissage, le passage à l’acte, l’analyse de situations envisagées et vécues et la correction des erreurs commises pour améliorer son rendement ne relève pas de l’intelligence mais de la performance.

Aujourd’hui, il est indéniable qu’une simple machine permet de détecter l’origine d’une menace, l’ampleur qu’elle pourrait prendre, les failles d’un système complexe, repérer les points faibles et les mauvais réflexes des utilisateurs. Cette même machine est aussi capable de créer une attaque et de contourner les systèmes de défense mis en place pour la contrer.

Pour étoffer cette idée, décortiquons le rapport récemment publié par l’organisme Ifop. Selon le document, 64 % des Français se disent « inquiets » du développement de l’IA. Si leur principale préoccupation est l’impact qu’aura cette technologie sur leur vie professionnelle, les conséquences de la digitalisation de leur environnement dans la sphère personnelle les inquiètent aussi. 

Ceux interrogés par l’enquête estiment que plus la population dépendra des appareils connectés, plus ces derniers pourraient être utilisés à mauvais escient par des hackers, plus les utilisateurs seront vulnérables et exposés aux problèmes de cybersécurité.

Selon une autre étude réalisée par The Global State of Information Security de PwC, la grande majorité des Français redoute le piratage des technologies qui les entourent : 36 % craignent une interruption du fonctionnement des machines, une mauvaise utilisation de leurs données sensibles, une atteinte à la propriété physique, 32 % une menace pour la qualité des produits et 25 % un risque pour leurs vies.

Toutefois, l’IA est sans aucun doute un des leviers qui déterminera l’organisation de la société de demain. Autant dire qu’aucune communauté humaine ne pourra s’en passer si elle ne veut pas être en marge du monde.

 

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