Catégorie : Economie numérique

IA, outil de Réduction de la marge d’erreur permettant une prise de décision correcte

Les décisions prises par des machines sont basées sur des algorithmes ou des enregistrements de données précises. Une automatisation qui réduit les erreurs et facilite la résolution de problèmes complexes qui nécessitent des calculs pouvant être difficiles pour le cerveau humain. Par conséquent, la marge d’erreur susceptible de se produire est vraiment minime, voire inexistante. Les assistants numériques permettent ainsi aux entreprises de répondre aux demandes des utilisateurs de manière quasi instantanée. Ils sont programmés pour apporter la meilleure assistance possible.

En effet, Une machine est capable de prendre de très bonnes décisions et d’agir dans un court délai. Un exemple pertinent est l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé. Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie covid-19 au Sénégal, M. Ibrahima BA, Coordonnateur du Mouvement pour la diplomatie numérique, Conseiller et chargé de programme à l’agence informatique de l’Etat du Sénégal ADIE, recommande par exemple à l’Etat, l’utilisation d’un pistage numérique pour permettre aux forces de l’ordre et aux spécialistes de la santé d’avoir le contrôle total sur le couvre-feu et le confinement. 

Ainsi, on peut déterminer si des personnes à priori saines, ont été en contact avec des individus contaminés par le covid-19. L’utilisation de l’IA dans le milieu médical pourrait ainsi donner la possibilité d’améliorer l’efficacité des traitements médicaux en minimisant le risque de faux diagnostics et les pertes de temps. 

Cependant dans le majorité des cas, toutes ces opérations doivent se faire sous contrôle de l’Homme qui prend la décision finale car les machines sont dépourvues d’émotions et ne sont pas exemptes d’erreurs qui pourraient avoir des conséquences incommensurables.

Ce contrôle permettra de réduire la dépendance de l’homme et son avilissement face à la machine. Vous voulez savoir comment ? Le SIPEN sera l’occasion rêvée pour en savoir plus ! Rendez-vous les 13 et 14 octobre à King Fahd Palace Dakar. Obtenez votre badge en cliquant ici.

Application : L’IA dans la Santé et le commerce pour la lutte contre la propagation de la COVID-19

 

La pandémie de la COVID-19 a entraîné le monde entier, déjà en crise, dans un nouveau chaos sans précédent. En Afrique, comme le reste de la planète, la lutte contre la propagation du virus est devenue une priorité internationale non seulement due à une perte astronomique du capital humain, mais aussi, à une régression redoutable de la croissance économique. Le commerce, l’un des secteurs les plus touchés par cette crise n’échappe pas à cette situation. Ainsi le recours à l’Intelligence Artificielle constitue actuellement le moyen le plus efficace et rapide pour se colleter contre sa propagation et les baisses (de rentabilité commerciale) enregistrées. 

Au Sénégal par exemple, le Ministère du commerce et des PME, à travers une lettre circulaire, a fait appel à l’écosystème du digital pour trouver, rapidement, une solution innovante afin de lutter contre ces effets néfastes de la covid-19. Le projet consiste à instaurer une plateforme de vente/livraison de denrées alimentaires et produits de première nécessité afin de faciliter la tâche à la population. 

Le Ministère de la santé et de l’action sociale, en partenariat avec ADIE a également lancé un Plan national de riposte contre la pandémie qui a permis d’instaurer le chatbot Docteur Covid via whatsapp. 

Le Ministère de l’Economie Numérique et des Télécommunications et celui de la Santé en partenariat avec l’OPTIC ont initié le projet DAANCOVID19 qui est une riposte de l’écosystème numérique afin d’endiguer la Pandémie de la Covid19.

D’autres initiatives de lutte réussies peuvent être citées au Sénégal et en Afrique dans ce domaine. Le SIPEN sera l’occasion de les découvrir. Rendez-vous les 13 et 14 octobre 2020 à King Fahd Palace, Dakar ! Inscrivez-vous pour obtenir votre badge ici.

 

L’intelligence artificielle, comment fonctionne-t-elle ?

L’intelligence artificielle (IA), en plein essor dans le monde, s’invite dans le quotidien des entreprises. Elle a complètement transformé la manière dont les humains interagissent entre eux, mais aussi dans leur travail, quel que soit le secteur d’activité. Toutefois, il convient d’aller au-delà de la définition de l’IA pour que nous puissions  optimiser l’utilisation de ce système qui révolutionne le monde d’aujourd’hui. Il existe plusieurs types d’Intelligence Artificielle. Dans cet article, nous allons uniquement nous focaliser sur deux types d’IA dont l’IA faible et l’IA forte. Nous verrons, par la suite, sur quoi le mécanisme de l’IA est basé, et terminerons par les services offerts par l’IA au sein de l’entreprise.  

Les différents types d’Intelligence Artificielle 

Généralement, les solutions que nous procure l’IA proviennent d’une étude de comportements passés, qui permet d’identifier différentes solutions pour résoudre des problèmes futurs. Comme évoqué dans l’introduction, il existe philosophiquement différents types d’IA. Les deux que nous allons traiter dans ce sujet sont l’IA faible et l’IA forte.

  • L’IA faible : ce type d’IA est la plus basique. À travers la programmation d’un système informatique, l’IA faible reproduit uniquement des comportements précis. Autrement dit, une machine dotée d’une IA faible, ne comprend pas ce qu’elle fait. Elle consiste tout simplement, à reproduire des actes qui répondent à des comportements prédéfinis. L’IA faible ne connaît pas l’improvisation, toutefois, elle est conçue pour agir d’une manière qui paraît intelligente en simulant un raisonnement, en assimilant de nouvelles informations et en solutionnant des problèmes. Le logiciel “Eliza” est l’exemple typique d’un système d’IA faible. Programmée par l’informaticien Germano-Américain Joseph Weizenbaum, Eliza est un logiciel qui simule un psychothérapeute. Ainsi, le patient parle à la machine sans s’en rendre compte. La machine, qui fonctionne par reconnaissance des formes, reformule ce qui a été dit par le patient en reprenant les mots-clés utilisés, ce qui rend la conversation intelligente et intéressante. 
  • L’IA forte : ce système d’IA n’a pas forcément besoin de reproduire un comportement ou connaître celui-ci au préalable pour résoudre un problème, car il imite les capacités cognitives humaines. Adaptée à des tâches complètement inconnues, l’IA forte possède un niveau supérieur ou égal à l’intelligence humaine. Elle peut donc, raisonner, analyser, effectuer des actions rationnelles, et même éprouver des émotions. Pour le moment, l’IA forte n’est encore qu’au stade des ambitions, mais pour avoir une idée de la manière dont elle pourrait impacter le monde, le film “HER” en est l’illustration parfaite. Ici, un écrivain tombe amoureux de “Samantha”, une assistante virtuelle, étonnamment drôle, intuitive avec une voix très chaleureuse. 

L’intelligence artificielle et son fonctionnement

Basée sur des données et algorithmes, l’IA commence par l’identification d’un problème pour aboutir à des analyses et études de la situation. Lorsque les évaluations ont été effectuées, il convient ensuite de parcourir toutes les variables possibles afin de résoudre le problème lié à la situation prise en considération. Rien ne se passe au hasard dans l’IA, tous les résultats prédits s’appuient sur des statistiques ou données connues. Lorsque le système a recueilli toutes les informations dont il a besoin, il produit la solution la plus réaliste au problème observé. Ainsi, l’IA est conçue pour résoudre tous nos problèmes dans le futur.

L’intelligence artificielle au sein de l’entreprise

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est quasiment présente dans tous les secteurs d’activités professionnels qu’il s’agisse d’une entité privée ou d’une entité publique. Elle intervient, dans l’éducation, la santé, le tourisme, la finance, le commerce, le domaine juridique, industriel et bien d’autres encore. 

Mais qu’apporte-t-elle dans ce cas ?

  • Grâce à l’IA, il est maintenant possible d’effectuer des tâches répétitives sans la moindre erreur même avec un volume important de données/informations complexes ; 
  • L’IA permet aux machines des apprentissages en profondeur grâce à l’automatisation de son analyse prédictive. Ainsi, elle est tout à fait capable de résoudre des problèmes que le cerveau humain ne parvient pas encore à prévoir ;
  • L’IA donne également la possibilité au programme informatique d’analyser et traiter le langage humain.

Le marché mondial de l’IA devrait connaître une croissance massive à partir de cette année 2020. Il a représenté 16,14 milliards de dollars en 2017 et devrait normalement atteindre un taux de croissance annuel moyen de 37,3% au cours de la période de prévision. Ainsi, toute entreprise devrait tirer profit de l’IA, sans quoi, sa pérennité serait probablement mise à l’épreuve. 

 

Nous vous attendons nombreux à l’édition 2020 du SIPEN pour venir découvrir comment tirer parti de l’IA au profit de la croissance de votre entreprise ou de votre organisation. Cliquez ici pour plus d’informations.

 

Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle?

Placée sous le thème de l’intelligence artificielle et ses enjeux pour le Sénégal et l’Afrique, cette édition 2020 du SIPEN vous propose,  à travers des panels de haut niveau et le blog du SIPEN, d’aller à la découverte de cette technologie émergente et de ses principaux avantages pour les entreprises et organisations.

Adressage de publicités personnalisées, traduction, bots, machines learning, réalité augmentée… l’intelligence artificielle (IA) fait désormais partie de notre quotidien. Elle est définie par l’un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky comme : « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains, car, elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuelle, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique». D’une façon plus commune, lorsque l’on parle d’IA, on entend aussi par là des machines imitant des traits de l’Homme.

La Genèse de L’IA

Les premières traces de l’IA remontent à 1950 dans un article d’Alan Turing intitulé “Computing Machinery and Intelligence”. Dans ce dernier, le mathématicien explore le problème de définir si une machine est consciente ou non. L’officialisation de l’intelligence artificielle comme domaine scientifique date de 1956, lors de la conférence de Dartmouth aux États-Unis, organisée par Marvin Minsky et John McCarthy. Par la suite, ce domaine sera étudié dans de prestigieuses universités comme celles de Stanford, du MIT, ou encore d’Édimbourg.

Une révolution pour les entreprises

Aujourd’hui, les bénéfices de l’IA pour les entreprises et les organisations sont nombreux : engagement proactif des clients, meilleure autonomie et travail collaboratif des salariés, gain d’efficacité dans les processus, développement de nouveaux produits et services, etc. L’IA propose des outils qui renforcent les capacités à tous les niveaux des organisations et dans tous les secteurs (industrie, commerce, santé, finance).

L’intelligence artificielle, plus efficace que l’humain, permet aux machines de travailler 24h/7 sans s’arrêter. Cela signifie que l’on peut compter sur ces machines pour s’informer des événements importants sur le moment même au milieu de la nuit, ou pour discuter avec les clients quelle que soit l’heure du jour, quel que soit le lieu etc. L’IA peut analyser d’énormes quantités de données en un clin d’œil, une tâche qui demanderait des heures de travail humain ardu ou serait même impossible à accomplir. Elle peut également retirer aux gens des tâches répétitives, mais en automatisant le travail de routine. 

L’IA automatise les processus de routine comme les machines de l’ère industrielle automatisent le travail. Il faut peu de temps aux systèmes d’IA pour prendre une bonne décision, un humain aura besoin de plus de temps. C’est un gain de temps évident.

Et qu’en est-il de l’argent ? Grâce à l’automatisation des processus, à la réduction des erreurs et aux capacités de l’IA qui améliorent l’expérience client et les ventes, vous pouvez non seulement économiser de l’argent sur des processus commerciaux autrement coûteux, mais aussi augmenter vos revenus.

Nous vous attendons nombreux à l’édition 2020 du SIPEN pour venir découvrir comment tirer parti de l’IA au profit de la croissance de votre entreprise ou de votre organisation. Cliquez ici pour plus d’informations.

SIPEN 2020 : découvrez de nouvelles opportunités d’affaires au Sénégal et dans toute l’Afrique

Le SIPEN, plus grand événement sur le Numérique au Sénégal se tiendra les 14 et 15 avril 2020 au King Fahd Palace, à Dakar. Cette 5ème édition du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique permettra de découvrir les innovations et avancées du secteur du numérique au Sénégal et en Afrique. Pour cette année, la thématique retenue est L’intelligence Artificielle : Enjeux pour le Sénégal et l’Afrique”

Le SIPEN constitue un cadre d’échange et de partages entre professionnels, notamment ceux qui souhaitent faire partie d’un environnement propice au développement de l’économie numérique au Sénégal et en Afrique. 

A l’instar de l’édition 2019, le SIPEN 2020 permettra de se pencher les défis à relever ainsi que les perspectives sur le marché de l’économie numérique.

Pour rappel, l’édition 2019 du SIPEN a permis de découvrir les enjeux et perspectives de la transformation digitale sur le continent. De ce fait, une attention particulière a été portée sur les différentes entités inhérentes à une transformation digitale réussie de l’économie, dans le but d’accélérer l’émergence africaine.  

L’innovation majeure de cette présente édition est qu’elle sera organisée pour la première fois, sous l’égide du Ministère de l’Économie Numérique et des Télécommunications, en partenariat avec l’Organisation des Professionnels des TIC (OPTIC). “C’est avec plaisir que nous avons répondu à la sollicitation d’OPTIC de co-organiser le SIPEN“, a affirmé Madame le Ministre de l’Économie Numérique et des Télécommunications, Ndéye Tické NDIAYE DIOP. 

Dédiée à l’Intelligence Artificielle, l’édition 2020 découle d’une aspiration pour une Afrique innovante, mais surtout, une Afrique à l’affût de toutes les solutions numériques disponibles. Ceci, afin de répondre aux besoins des différents secteurs d’activités qui régissent la croissance économique de chaque pays, notamment le Sénégal. 

Il est important que tout le monde se l’approprie” souligne Antoine NGOM, président de l’OPTIC, qui ajoute dans la foulée :Nous voulons apporter d’importantes innovations. Des experts, consultants internationaux, acteurs locaux, chacun apportera sa contribution« .

En participant à cette édition 2020, vous aurez l’opportunité de :

  • Découvrir les dernières tendances des solutions IT disponibles sur le marché, notamment dans le domaine du tourisme, le commerce, l’industrie, la finance et le secteur public;
  • Présenter vos solutions pour l’administration, les banques, l’industrie, le tourisme et autres secteurs économiques ;
  • Rencontrer plus de 250 entreprises et près de 3 000 visiteurs issus du monde des affaires. 

Pendant 2 jours, Dakar sera la capitale de l’intelligence artificielle en Afrique. Venez participer à des échanges et partages d’expériences à fort potentiel pour découvrir les dernières évolutions de l’intelligence artificielle. Rendez-vous les 14 et 15 avril au King Fahd Palace. 

Découvrez en plus sur le déroulement de l’événement ici

L’intelligence artificielle d’un point de vue médical et informatique

L’Intelligence Artificielle dans le secteur médical

L’Intelligence Artificielle pourrait aussi être d’une grande aide dans le domaine médical et aiderait à l’amélioration des performances en matière de santé.  C’est d’ailleurs déjà une réalité dans certains pays d’Afrique. En fait, certaines régions d’Afrique ont déjà commencé à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs systèmes de santé. Le Rwanda est un des pays les plus en vue dans ce domaine et se démarque d’ailleurs avec le premier réseau national de distribution de drones au monde pour l’assistance médicale, qui est utilisé pour distribuer du sang aux patients dans des régions isolées.

Dans des pays comme le Maroc, le Cameroun ou l’Afrique du Sud, la technologie SophiA est utilisée afin  de permettre aux hôpitaux d’analyser des données génomiques afin d’identifier les mutations causant des maladies dans les profils génomiques des patients et de décider des soins les plus efficaces.

Des technologies comme celle-ci renforcent l’efficacité des soins de santé, en libérant les médecins pour traiter ceux qui ont réellement besoin de soins en personne et en fournissant un accès accru à tous. Dans de tels cas, l’intelligence artificielle peut en définitive aider à surmonter le manque d’infrastructure physique.

L’Intelligence Artificielle et le développement de logiciels

Du support client au développement logiciel, l’intelligence artificielle a ses utilisations. Pour commencer, l’IA est un moyen efficace de résoudre les problèmes fondamentaux, ce qui en fait un outil de support client utile dans la gestion des services informatiques.

L’Intelligence Artificielle peut également aider les ingénieurs en logiciel à développer de nouveaux produits. De l’exécution de tests plus rapide qu’un ingénieur à la résolution de problèmes basée sur le raisonnement prédictif, l’IA devient rapidement un outil essentiel dans le développement de logiciels.

L’intelligence artificielle est également extrêmement utile pour analyser les données stockées dans des outils de stockage en nuage et les utiliser pour créer des avantages pour tous, des ingénieurs en logiciel aux propriétaires d’entreprise.

Il n’est pas exagéré de dire que l’Intelligence Artificielle a trouvé une utilisation dans tous les secteurs. Qu’il s’agisse de tâches simples, telles que suggérer des produits ou fournir un service client de base, ou de mesures complexes, telles que l’exécution de tests de logiciels et la réalisation de procédures de résolution de problèmes complexes pour des secteurs tels que le recouvrement de créances, l’Intelligence Artificielle a trouvé sa place dans notre monde.

Les économies entrent dans une période au cours de laquelle l’Intelligence Artificielle a le potentiel de dépasser les limitations physiques et d’ouvrir de nouvelles sources de valeur et de croissance. L’Intelligence Artificielle est là et est bien parti pour rester.

Comment l’intelligence artificielle change le monde des affaires et comment l’Afrique peut en profiter ?

Ce n’est plus une nouvelle que l’Intelligence Artificielle (IA) sera l’un des moteurs de la quatrième révolution industrielle, avec des retombées économiques mondiales. Selon Gartner l’Intelligence Artificielle devrait également créer 2,3 millions de nouveaux emplois d’ici 2020.

L’intelligence artificielle permet de mettre l’automatisation et l’analyse au cœur de l’entreprise afin de briser les cloisonnements et de créer des processus plus agiles et adaptatifs, d’améliorer la prise de décision et de donner aux entreprises les moyens d’identifier et de saisir les toutes nouvelles opportunités.

Cependant, si nous examinons les révolutions précédentes, l’histoire nous montre que ces révolutions ont toujours été accompagnées d’une phase de transition qui apporte son lot de nouveaux emplois rendant d’autres plus obsolètes.

Cela signifie que nous devons tous prendre des mesures maintenant pour préparer l’IA à l’avenir. Dans cet article, nous allons voir comment l’intelligence artificielle change le monde des affaires et comment l’Afrique peut en profiter ?

L’Intelligence Artificielle et le secteur du commerce

L’intelligence artificielle est-elle un must have dans le secteur du commerce en ligne? Une question qui mérite d’être posée au vu des nombreuses plateformes de vente en ligne qui ont déjà intégré cette technologie. Des sites comme Amazon ou Apple par exemple, vous propose ce type d’expérience. Ainsi,  si vous achetez un article sur Amazon, il vous est quasi-instantanément proposé un accessoire qui pourra accompagner votre achat premier. Par exemple, si vous achetez une paire de chaussure de sport, ne soyez pas étonné de voir des recommandations pour acheter des vêtements de sport par le biais d’un message, qui peut ressembler à “les clients qui achètent ces chaussures adorent aussi ces pantalons”.

Outre l’aspect service client, l’intelligence artificielle peut être utilisée de différentes manières en fonction de votre niveau de confort et de vos objectifs. Pour les entreprises du continent, l’IA peut une bonne opportunité pour :

  • améliorer les recommandations des clients avec des articles fréquemment achetés ensemble ou achetés comme alternative;
  • automatiser votre expérience de service client via les chatbots pour fournir plus d’informations à votre équipe commerciale;
  • envoyer des e-mails et des réponses d’engagement automatisés, basés sur les interactions et les informations des clients;
  • avoir une meilleure connaissance de vos clients.

Aujourd’hui, la plupart des magasins de vente au détail en ligne proposent désormais une intelligence artificielle qui permet de suivre et d’évaluer vos habitudes d’achat afin de vous recommander de nouveaux articles.

L’Intelligence Artificielle dans le secteur financier

L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique peuvent traiter une énorme quantité d’informations sur les clients. Ces données et informations sont comparées et aboutissent aux services / produits appropriés souhaités par les clients.

L’Intelligence Artificielle peut aider à protéger la sécurité financière des entreprises. Il permet d’améliorer le service client grâce à l’automatisation, facilite la prise de décision précise et point important, limite les risques liés aux problèmes de sécurité, grâce à sa capacité de détections de fraude et gestion des réclamations.

Il existe de nombreux programmes d’intelligence artificielle pour le secteur financier. Les programmes d’intelligence artificielle tels qu’Ayasdi peuvent prendre d’énormes quantités de données, découvrir des divergences et prévoir à quel moment les contrecoups financiers surviendront.

Les programmes d’intelligence artificielle sont intéressants pour fournir une analyse prédictive dans les services financiers et sont déjà utilisés dans de nombreuses institutions financières sur le continent. Ils permettront d’accroître les compétences, de réduire les coûts et d’améliorer l’expérience client.

Digitalisation du secteur public : 3 enjeux de la E-administration

La transformation digitale nécessite la mise à jour ou le renouvellement des modifications des processus et des systèmes informatiques. Chose qu’il est plus difficile de faire dans le secteur public que dans le secteur privé. Cela pour plusieurs raisons, dont celle liée au maintien d’une continuité stratégique même lorsque les administrations politiques changent.

La digitalisation du secteur public est pourtant un des enjeux phares de la digitalisation sur le continent. Les usagers sont impatients et s’attendent à une intégration de la technologie au sein de l’administration. Une attente qui s’articule très souvent autour de la dématérialisation des process, des documents, des données et des échanges, afin de faciliter les relations entre les eux (usagers) et l’administration. Il souhaite une e-administration. L’Administration électronique ou E-Administration désigne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les administrations publiques visant à rendre les services publics plus accessibles à leurs usagers et à améliorer leur fonctionnement interne.

Dans un contexte socio-économique en plein changement, les TIC sont devenues, plus que jamais, les leviers proclamés d’une transformation profonde du fonctionnement des services de l’Etat. La digitalisation du secteur public doit être plus qu’une simple évolution technologique. Elle doit apporter plus de transparence et simplifier la relation avec les opérateurs économiques et autres parties prenantes. Autant de bons points qui amènent à creuser plus loin et comprendre les enjeux liés à la digitalisation de ce secteur.

Simplifier les démarches administratives grâce à la dématérialisation

Selon Philippe VRIGNAUD, Directeur de projet chez Direction interministérielle du numérique et du SI de l’Etat (DINSIC), “La dématérialisation au sens large (concernant bien entendu la numérisation des documents mais aussi et surtout la relation usager ou les processus métier) doit aller vers une simplification de la vie de l’usager et plus d’efficience pour l’Etat”.

Que ce soit pour un marché public ou un simple document administratif destiné à un usager, la dématérialisation doit faciliter le partage et permettre de gagner du temps. Au niveau de l’administration en lui même un des enjeux serait de rendre les documents plus collaboratifs et accessibles.

La simplification des démarches administratives est donc un des enjeux que peut régler la dématérialisation, que ce soit dans le cadre des marchés publics ou d’un simple document administratif destiné à un usager, la dématérialisation facilite le partage.

Rendre les documents collaboratifs et réduire le temps de recherche d’informations

Autre enjeu de la E-administration, c’est la possibilité de rendre les documents plus collaboratifs pour les différentes démembrements de l’administration. En effet, la E-administration devrait permettre aux administrés de disposer de leurs documents administratifs même en cas de changement de localisation ou de perte accidentelle. La procédure serait plus rapide grâce à une plus grande transversalité entre les administrations notamment en mettant en place des architectures permettant une collaboration inter-services.

Une manière de répondre aux attentes des administrés pour des communications omnicanales, mobiles, quasi instantanées, procurer une expérience utilisateur (aussi bien pour les agents que pour les administrés) et garantir une conformité à un contexte légal et réglementaire toujours plus strict notamment en termes de confiance numérique. Des processus qui permettrait à l’administration de réduire la complexité des procédures mais aussi les délais de réponse.
Au Sénégal, l’ADIE a déjà pensé à ces solutions pour l’Etat avec la mise en place d’un portail collaboratif nommé CPS (Collaborative Portal Server) basé sur les logiciels libres, et qui offre un outil de productivité et d’efficacité pour tous les pouvoirs publics. Un espace collaboratif qui  devra faciliter le partage des données.

Réduire les coûts de l’administration

La digitalisation du secteur public permettrait d’abaisser les coûts de l’administration, grâce déjà à une utilisation moindre du papier. La numérisation fait évoluer l’administration vers une dimension de plateforme, sur laquelle les citoyens et les services publics interagissent. On utiliserait ainsi moins de papier pour le plus grand bonheur des écologistes mais aussi aussi de l’Etat. Certes, le retour sur investissement de la E-administration peut s’avérer difficilement quantifiable. Mais cela ne devrait pas entraver la marche vers la dématérialisation car, cette transformation en plus de collecter des données en nombre et à les exploiter pour offrir de nouveaux services aux utilisateurs.

La e-administration est désormais plus qu’un concept, il s’agit d’une réalité pour les Etats. Il existe d’ailleurs des classements internationaux d’e-administration parmi lesquels lindice de développement de l’administration en ligne qui, présente l’état de développement des États membres des Nations Unies.

Pour que les nouvelles technologies conduisent à plus d’efficacité, il est nécessaire que le changement ne soit pas que technologique. Ce changement doit également inclure une dimension organisationnelle, mais aussi humaine pour une grande transparence dans l’utilisation des TICS aussi bien par les populations que par les services publics de même que les entreprises.

La transformation numérique sera t-elle le propulseur de la croissance dans les marchés émergents ?

Dans les pays développés, le numérique contribue à stimuler la productivité et la compétitivité économique. La croissance économique a été accélérée par l’introduction de nouveaux services et produits issus de la transformation numérique. Des industries telles que le transport ou l’hôtellerie se retrouve bouleversées par l’avènement d’un nouveau modèle économique. Le secteur bancaire est aussi un de ceux qui ressent les innovations digitales avec l’introduction du mobile money en 2007 avec la solution M-Pesa numérique. En plus de contribuer à la transformation des industries, la transformation numérique ne serait elle pas un moyen idéal de renforcer les compétences grâce aux formations à distance mais aussi de favoriser l’égalité des genres? Un combat qui est d’ailleurs porté par les différents regroupements de femmes entrepreneurs et des initiatives telles que le WIC (Women’s Investment Club).

Mais la digitalisation apporte également son lot de craintes en terme de régularisation, d’emploi qui risque de disparaître. Avec autant de questions, on est en droit de se poser la question : la transformation numérique sera t-elle le propulseur de la croissance dans les marchés émergents?

Les opportunités business de la transformation numérique pour les marchés émergents

La révolution numérique en Afrique offre de nombreux avantages. Il permet en outre l’émergence de nouveaux opérateurs sur le marché pour le développement des différentes technologies et infrastructure. Cela découle sur des opportunités de collaborations comme celle conclue entre les opérateurs Orange et MTN pour la création d’une société commune du nom de Mowali. Une société qui permettra l’interopérabilité des paiements sur l’ensemble du continent.

Car, le mobile money est un des secteurs à fort enjeux en Afrique. Né au kenya avec M-Pesa, le mobile money s’est répandu sur le reste du continent. Aujourd’hui son dynamisme en Afrique de l’Ouest s’est traduit par l’ouverture de 104,5 millions de comptes de mobile en 2017 pour une valeur de transactions de 5,3 milliards de dollars US.
Une opportunité pour l’inclusion financière des populations dans un continent où le taux de bancarisation est des plus faibles, mais aussi pour la réduction du chômage chez les jeunes et l’égalité des genres.

Un moyen de favoriser l’emploi des jeune et l’égalité des genres

Le numérique à travers les technologies de l’information et de la communication (TIC) est considéré comme un secteur important pour la création d’emplois et le développement économique, en particulier dans les pays en développement confrontés à des problèmes de croissance et de chômage. Selon le rapport 2017 sur la compétitivité en Afrique, “Si les politiques actuelles en matière d’emplois restent inchangées, moins du quart des 450 millions de nouveaux emplois nécessaires au cours des 20 prochaines années seront créés”. Le numérique apporte donc une réponse favorisant la création d’entreprise et d’emploi.
Se posera cependant le problème de la formation. Un problème auquel les écosystèmes tentent de répondre en s’organisant pour structurer le marché du numérique et permettre à cette génération d’entrepreneurs de combler leurs lacunes en compétences mais aussi les accompagner dans leur recherches de financement. On note de nombreux incubateurs et autres structures d’accompagnement qui se mettent en place pour accompagner les acteurs. Les hackathons et autres programmes d’open innovation sont également de plus en plus fréquents sur le continent.

Que ce soit le secteur public comme le privé, les organisations ont compris l’importance de la transformation numérique pour s’adapter et rester compétitives

Des investissements consentis pour développer les infrastructures numériques

Plusieurs initiatives de grande envergure ont pour but de développer les infrastructures numériques en Afrique. Preuve que les gouvernements sont conscients du potentiel du digital sur la croissance économique. Des plans nationaux orientés numérique sont mis en place dans des pays comme le Sénégal avec la stratégie « Sénégal numérique 2025 » partie intégrante du Plan Sénégal Emergent. La Tunisie et le Cameroun se démarque également avec respectivement ”Plan National Stratégique « Tunisie Digitale 2020” et Plan stratégique Cameroun numérique à l’horizon 2020. Une liste non exhaustive qui démontre la volonté des Etats de mettre en place des politiques inclusives, cohérentes et bien coordonnées, impliquant toutes les parties prenantes gouvernement, entreprises et partenaires de développement.

Une étape bien franchie par plusieurs nations anglophones au sein du continent.  On pense notamment à l’Afrique du Sud, au Kenya, au Nigéria ou encore le Rwanda qui deviennent de véritable hubs d’innovations et de recherche.

En 2018 par exemple, le rapport GSMA sur l’économie numérique africaine nous apprenait que les technologies mobiles ont contribué à hauteur de 7,1% du PIB de l’Afrique subsaharienne. Cela équivaut à 110 milliards de dollars. Au Nigéria pour la même période, le secteur des Télécommunications contribuaient à 8,87% du PIB.

A notre question de départ à savoir si la transformation numérique sera le propulseur de la croissance dans les marchés émergents, la réponse semble être oui. Le numérique promeut l’émergence de nouveaux métiers et les formations les plus poussées sont désormais disponibles sur internet. La volonté des Etats à intégrer la numérisation dans leurs différents programme de développement montre l’attente portée envers la transformation numérique et ses effets positifs attendus dans le développement des marchés émergents.

[SIPEN 2018] Business Reverse Pitch : le secteur public en quête d’innovation numérique

Sipen dakar

Innover pour rester dans la course et satisfaire les utilisateurs

Les entreprises ont quotidiennement des choix stratégiques à faire et, généralement, un éventail de possibilités très limitées. Pour adapter cela à l’innovation numérique, lorsque vous visez la place de leader, vous devez vous munir des meilleures technologies à date, plus important encore, des technologies adaptées aux entreprises africaines et à votre secteur d’activité. Le second grand défi, à l’échelle mondiale, est bien d’avoir accès à l’information.

Avoir un éventail de possibilités est  primordiale pour une entreprise. L’essence même de la survie de toute organisation dépend de sa capacité à s’adapter et à s’efforcer de toujours faire le meilleur choix parmi une multitude de possibilités. Cependant, il est bien possible de se départir de ce frein. En effet, toute la particularité de cette troisième édition du SIPEN qui se tiendra les 13 et 14 février 2018 à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar repose sur l’un des trois caractères innovants apportés à l’événement qu’est le Business Reverse Pitch.

Qu’est-ce que le business reverse Pitch ?

Excellent moyen pour prendre du recul et avoir une vision 360°, le Business Reverse Pitch donne la voix/possibilité aux grandes entreprises/organisations d’exposer leurs problèmes et besoins en matière d’innovation technologique, permettant ainsi aux PME ou start up de leur présenter les meilleurs solutions (adaptées à leurs besoins) .

Le business reverse pitch du SIPEN 

Dans un contexte plus numérique, lors de tels ateliers, nous avons l’habitude de voir traditionnellement des entreprises évoluant dans le digital ou numérique, mettre en avant  leurs solutions innovantes essayant de  créer, par la même, des opportunités d’affaires.

Pour la première fois au Sénégal, les organisations publiques prendront le micro à la place des entreprises.

L’objectif sera double : En premier lieu, elles présenteront leurs besoins et/ou challenges en innovation numérique, pour lesquelles elles souhaitent être accompagnées par les meilleures entreprises Techs du Sénégal et de la sous-région. En second lieu, assurément, elles espèrent  quitter le Business Reverse Pitch avec des solutions concrètes et adaptées afin d’apporter une touche nouvelle à la gestion de leurs organisations.
Si vous voulez en savoir plus, inscrivez-vous et retrouvez-nous à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar le mardi 13 février 2018 de 14h30 à 16h00.

 

A très bientôt !

#SIPEN2018

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